Dans les vignes

Dégustation avec Jean-Marc Roulot à Meursault

Mardi 5 juin, nous démarrons notre périple en Bourgogne de bien belle manière ! Nous avons rendez-vous avec Jean-Marc Roulot…

On ne présente plus ce vigneron à la tête du célèbre Domaine Roulot à Meursault, comédien de formation et acteur pour le cinéma (“Ce qui nous lie” de Cédric Klapisch récemment). Ses vins font désormais partie de l’élite bourguignonne et les amateurs du monde entier rêvent d’y goûter.

Les vins du Domaine Roulot c’est un style assumé. Ciselés, purs, élégants, ils paraissent souvent austères et vifs dans leur jeunesse mais se relâchent et s’épanouissent en vieillissant. Ce sont des vins de garde affirme Jean-Marc Roulot.

Les vignes sont conduites en biologie depuis 1998 et en biodynamie depuis les années 2000. De façon générale les vins sont élevés sur lies 12 mois en fût, avec une part de bois neuf, et 6 mois en cuve avant mise en bouteille. Les fermentations se déroulent sous l’action des levures naturellement présentes sur les raisins. Les vins sont sulfités, sans être “matraqués”.

Nous commençons la dégustation par le millésime 2017 en cours d’élevage. Les fermentations alcoolique et malo-lactique sont terminées, les vins sont secs, sans gaz et sans réduction prononcée. Dans l’ordre nous dégustons : Bourgogne blanc, Meursault les Meix Chavaux (+souplesse), Les Luchets (+salin), Tesson (+solaire), Clos des Bouchères (+expressif), Perrières (+concentration).

2017 est un beau millésime, les raisins étaient sains et les rendements généreux. Jean-Marc Roulot précise que le dernier millésime “normal” en Bourgogne, avec à la fois une bonne qualité et des rendements corrects, remonte à 2011. Entre 2011 et 2017, la grêle, le gel, la pluie ou bien la sécheresse sont venus perturber la récolte.

La dégustation se poursuit avec quelques bouteilles de 2016. Meursault (assemblage de plusieurs parcelles situées en plaine) : bon, souple et pur, avec des jolis amers en finale. Meursault Luchets : salinité froide, longueur, goûte plutôt bien. Meursault Charmes : aromatique discrète, attaque grasse, ample, finale fraiche, boisé assez marqué, jeune. Meursault Perrières : plus ouvert et expressif, complexe, riche et acidulé, vin complet.

L’appellation Meursault n’a pas de grand cru mais uniquement des 1ers crus. Dans la hiérarchie des terroirs de Meursault, Jean-Marc Roulot indique que s’il devait y avoir un grand cru celui-ci se trouverait certainement à cheval entre Perrières Dessus et Charmes Dessous.

Nous terminons ensuite avec deux cuvées plus anciennes. D’abord un Meursault Vireuils 2015 : souple, tendre, fruits blancs, presque sucré (effet millésime), frais en finale. Puis un Meursault Poruzot 2011 : réduction noble assez marquée (minérale-fumée), miel, bouche fraiche, longue et saline. Beau vin.

La journée se poursuit par un excellent déjeuner aux Caves Madeleine à Beaune puis par une ballade dans les vignes en haut du Clos des Bouchères. A 15h Jean-Marc Roulot doit nous laisser et rejoindre l’équipe dans les vignes : des averses orageuses sont attendues en soirée…

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