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Du Champagne pour les Fêtes, mais pas que !

Les mousseux, pétillants et autres crémants s’inviteraient de plus en plus souvent aux repas de Fête et détrôneraient parfois le roi Champagne ? Tant mieux ! A la cave du Pic Vert nous nous réjouissons de ce constat, car bien souvent les Champagnes “de marque” sont onéreux mais décevants, alors que nos vignobles regorgent de fines bulles délicieuses à prix sage.

Dans tous les cas il faut miser sur la qualité d’un travail artisanal et sur le respect du terroir. Fidèle à nos convictions, qu’elles soient de Champagne, de Loire, de Gaillac ou d’ailleurs, nous proposons uniquement des bulles issues de l’agriculture biologique ou biodynamique et vinifiées par un vigneron de talent. Santé !

Nous relayons ici l’article rédigé par Fabien Varieras pour le journal Le Populaire et paru le 24 novembre dernier :

CHAMPAGNE, LA COUPE EST-ELLE PLEINE ?

“Avis aux amateurs, le champagne ne serait plus tout seul sur le marché de la bulle. Le succès grandissant de nombreux vins pétillants viendrait même titiller son hégémonie.

Hasard du calendrier : Noël, c’est dans un mois, presque jour pour jour ! Et déjà dans nos esprits germent des idées gourmandes pour nos réveillons. Et s’il a beau être le symbole de luxe et de glamour, couler à flot sur les ponts des yachts, dans les sauteries mondaines ou dans les soirées privées des rappeurs branchés, un doute à son égard s’est instillé depuis peu dans certains esprits. 

Pour faire simple, le Champagne, vin aux qualités inégalées ou snobisme mondain ? Reste-t-il aussi indétrônable que par le passé ou est-ce un crime de lèse-majesté que d’aller voir ailleurs ?

Trop cher ?

En effet, le gazole n’est pas le seul carburant dont les prix se sont envolés ces derniers temps. Le Champagne aussi. Si bien qu’à l’heure actuelle, difficile de trouver un champagne à moins de 30 euros qui soit autre chose qu’un pétillant générique placé en tête de gondole. 

Et si s’offrir un champagne qui tienne la route, signifie investir entre 60 et 100 euros dans une bouteille aussi chic fût-elle, voilà un choix qui n’est pas à la hauteur de toutes les bourses. Dès lors face à ce qui pourrait ressembler à un dispendieux sacrifice, on peut légitiment s’interroger. 

Éternel dilemme qui, au final, en appelle à la raison : savoir définir les occasions qui méritent de s’offrir une belle référence. 

Autre solution : plutôt que de se suffire d’un champagne low-cost, pourquoi ne pas jeter son dévolu sur une bouteille de vin pétillant qui ne sera peut-être pas estampillé de la prestigieuse appellation mais qui ravira bien des palais. 

Alternative qui aboutit à cette fameuse question qui sonne comme une antienne : « Vaut-il mieux un bon mousseux ou un mauvais champagne ? ».

Plus l’apanage de la bulle

Sans parler de se rabattre sur un piètre mousseux tiédasse, un coup d’œil sur les étals de votre caviste vous permettra d’y voir plus clair.

En effet, ces dernières années, la gamme des vins effervescents s’est largement étoffée avec la renaissance d’appellations un temps galvaudées : Clairette de die, Blanquette de Limoux, Vouvray et autres crémants d’Alsace, de Savoie ou du Jura renaissent de leurs cendres.

Sans parler de la popularité croissante des Prosecco, Moscato d’Asti, Lambrusco (vin rouge effervescent) et autre vino spumante transalpin, du Cava espagnol ou Sekt allemand. L’occasion de prendre conscience que la bulle n’est pas l’apanage du seul Champagne. 

Car faut-il rappeler la fermentation alcoolique produit du dioxyde de carbone qui se dégage lors de la transformation du sucre du fruit en alcool ? Ainsi piégé dans la bouteille, le gaz n’attend que la première occasion pour s’échapper avec ce bruit qui fleure bon les ambiances festives. 

Moins calibrés, plus authentiques

Si les vins pétillants se portent si bien c’est effectivement parce qu’ils sont moins onéreux (pour 15 à 20 € on trouve de très bons produits) mais aussi parce qu’ils offrent une véritable personnalité, une bulle souvent fine et plus mousseuse, qui font d’eux autre chose qu’un sous-Champagne.

« Là où les champagnes de négoce sont calibrés pour retrouver dans chaque bouteille le goût et l’expression d’une marque, de nombreux pétillants privilégient l’expression d’une vendange et d’un millésime. Réalisés par des vignerons qui vendangent le raisin à maturité, ces pétillants affichent des notes de fruits, une acidité naturelle, une rondeur et une belle expression aromatique, quand certains champagnes peuvent apparaître secs et verts » explique Pierre-Alexandre Bodiguel de la Cave du Pic-Vert à Brive.

Et pour les inconditionnels du Champagne, reste la solution d’opter pour des champagnes de vignerons. Ce sont d’ailleurs ces champagnes-là élevés en biodynamie ou en agriculture biologique qui attirent aujourd’hui les amateurs. 
« Des vignerons comme Anselme Selosse, Pascal Agrapart ou la famille Boulard proposent des cuvées issues de volumes plus restreints qui respectent la singularité d’un millésime et la personnalité d’un terroir. Des professionnels qui se souviennent que le Champagne est d’abord un vin avant d’être un produit marketing » explique notre caviste briviste spécialisé dans les vins naturels. 

Alors si cet article n’a pas tranché les débats, peut-être a-t-il éveillé la curiosité de quelques-uns ? Mais laissons à Jacques Higelin le soin de conclure. « L’ami qui soigne et guérit, La folie qui m’accompagne, Et jamais ne m’a trahi, Champagne. »”

Source : Journal Le Populaire, article paru le 24 novembre 2018.

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