Dans les vignes

Thomas Finot, vigneron dans le Grésivaudan

Les vacances d’été sont faites pour se reposer. C’est vrai. Mais c’est aussi le bon moment pour aller rencontrer des vignerons ! Des vignerons que vous suivez de loin depuis plusieurs mois, voire quelques années, parce qu’un jour vous avez été interpellé par un article intéressant sur sa démarche. C’est le cas de Thomas FINOT. Plus de 3 ans se sont écoulés entre la lecture du n° 107 de l’excellente revue Le Rouge & Le Blanc et la visite au domaine, le 8 aout 2016.

Thomas Finot est vigneron dans les Coteaux-du-Grésivaudan, en Isère, aux alentours de Grenoble. Thomas est installé à Bernin précisément, mais il travaille plusieurs parcelles réparties sur les communes de Bernin, Crolles, Saint-Ismier et Saint-Nazaire (en Isère, pas au bord de l’atlantique !).

Thomas est originaire de la Drôme. Il est tombé dans la marmite quand il était petit. Son grand-père possédait un bout de vignes, son père s’occupait d’une structure de vin et son frère travaille dans un domaine aux Etats-Unis. C’est en quittant un poste en Suisse Normande qu’il aperçoit les coteaux sur la route du retour. C’est le déclic ! Il s’installera dans ces terroirs alpins.

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L’installation n’a pas été simple, ni facilitée par les locaux. Thomas arrivait d’ailleurs et il voulait travailler en bio. De quoi susciter la méfiance des voisins. Il a dû changer trois fois de structure de vinification. Aujourd’hui encore le retour sur investissement n’est toujours pas assuré et il est difficile d’acquérir les parcelles les plus qualitatives. Mais Thomas a de l’énergie à revendre et ne manque pas de caractère !

Arrivé en 2007, Thomas est maintenant à la tête d’environ 7ha (en Isère). Il cultive les cépages locaux comme la Verdesse et la Jacquère pour les blancs, le Persan et l’Etraire de la Dhuy pour les rouges. Mais également du Pinot noir, du Chardonnay, du Viognier et de la Malvoisie, issus de sélection massale pour la grande majorité. Thomas est un adepte de l’enherbement naturel et s’inspire des pratiques biodynamiques dans le traitement préventif des vignes : purin d’ortie, infusion de valériane, travaux en vert, … Les premiers vins certifiés BIO devraient bientôt sortir du chai.

Les vinifications sont traditionnelles, les cuvées « monocépage » sont macérées plus longuement que les cuvées d’assemblage et sont élevées en fûts pendant environ 10 mois (18 mois pour le Persan) avec peu de soutirage. Les blancs fermentent en fûts et sont élevés sur leurs lies. Les jus sont légèrement sulfités pour les protéger en cours d’élevage.

Depuis les vendanges 2014, en plus des vins de l’Isère, le Domaine Finot vinifie la parcelle familiale de Crozes-Hermitage. Des pieds de Syrah et de Rousanne plantés sur de beaux terroirs calcaires à Larnage.

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Les vins dégustés au domaine m’ont beaucoup plu. Certains m’ont enthousiasmé comme le Crozes-Hermitage blanc 2015, la Cugnette 2015 (Jacquère macérée 2 mois et demi), ou l’Etraire de la Dhuy 2015 goûté sur fût. Et puis il y a un très grand vin : le Persan 2015, toujours en cours d’élevage lors de ma visite. Il faudra se jeter sur les quelques bouteilles disponibles !

Pour découvrir les commentaires de la soirée dégustation consacrée aux vins du Domaine Finot, cliquer ici !

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